
Documentaire en français sur Jérusalem, ville trois fois sainte.
- Le mont Moriah ou mont du Temple. Il y a 3 000 ans, c'est là qu'il y avait temple de Salomon qui abritait, selon la bible, l'arche d'alliance et les tables de la loi...
Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,
L'histoire de cette semaine vient attester d'un principe singulier :l'humiliation peut générer en définitif... la récompense !
Pas clair n'est-ce pas ? Alors ...
Suivez moi,et partagez autour de vous...Cela peut servir.
Une soirée féminine au profit d’une association bien connue… De nombreuse femmes profitant des différents stands où l’on peut acheter des livres, des foulards, se restaurer aussi…
L’ambiance est au beau fixe, quand on annonce la conférence de la Rabbanite Esther.
Les dames se dirigent en nombre vers la grande salle de conférence, elles sont près de 2000 à s’y installer.
La Rabbanite Esther se place devant le pupitre, puis soudain une dame se précipite vers elle :
-« Je vous reconnais, vous m’avez heurté, humilié et détruite il y a de cela quelques années… »
Tout cela se passe devant une salle médusée.
La Rabbanite, choquée, pâle tente bien de se défendre :
-« Mais je ne vous connais pas… »
Mais la dame elle reste particulièrement virulente :
-« Vous avez oublié, pas moi ! »
Puis elle se saisit du micro et s’adresse à l’assistance :
-« Elle m’a tué, elle m’a détruite, elle ne mérite ni votre écoute, ni votre respect »
L’une des organisatrices essaie de la calmer, mais sans succès.
Toute la salle bruisse de peine pour la Rabbanite qui semble perdue et qui finit par quitter la scène en pleurant.
Dans les coulisses quelques femmes s’efforcent de la calmer, je suis moi-même présente, puis la Rabbanite Esther se ressaisit et réclame :
-« Appelez moi Rachel B., vite, elle est dans la salle ! »
Je m’exécute, je lance un appel au micro, et celle-ci arrive…
La Rabbanite éplorée lance :
-« Rachel, je suis une amie de ta maman, tu attends et espère une naissance après douze ans de mariage, approche s’il te plait. »
Rachel approche et la Rabbanite pose ses mains délicatement sur sa tête avant de prononcer les mots suivants :
-« Dans ce moment d’humiliation où ma peine monte jusqu’au trône céleste, je demande au Tout-Puissant de t’accorder cette année un enfant. Que ma souffrance se transforme en mérite pour Rachel B. Amen ! »
Toutes les femmes présentes crient littéralement : « AMEN ! »
Je me résous à présent à me diriger vers la dame qui tout ce temps continue à dénigrer la Rabbanite dans la salle.
-« Comment se nomme cette dame qui vous aurait heurté ? »
La réponse fuse :
-« Esther GOLAN ! »
Et là je sens la colère monter en moi, je suis prête à exploser, mais j’ai encore en tête la réaction de la Rabbanite.
- «La Rabbanite s’appelle Esther LEVY !»
La dame en question semble déboussolée, mais par au point de reprendre le micro et s’excuser. Je le fais pour elle.
Lorsque l’assistance comprend la méprise un murmure de condamnation traverse la salle.
L’inconnue qui n’a pas daigné s’excuser s’en va, la Rabbanite, elle, revient sur scène.
L’introduction à sa conférence sera consacrée à l’incident dont elle a été victime, elle expliquera qu’au moment où l’on se sent humilié, si l’on ne réplique pas, nous bénéficions d’une « petite fenêtre » pour être exaucé dans nos prières.
Au fait Rachel, dans l’année a eu un petit garçon, j’ai personnellement assisté à la Brit Mila de son fils, de même à ce qu’on peut appeler son miracle.
Hasard ou Providence ?
Je vous le demande…
Courage, Chabbat Chalom et de Bonnes nouvelles bh.
GZ
Moché transmet au peuple d’Israël le commandement des "Bikkourim" :
« Lorsque tu arriveras dans la pays que D.ieu te donne comme héritage éternel,
il faudra apporter au Temple les fruits ayant bourgeonné en premier et y exprimer sa gratitude envers D.ieu pour tout ce qu’Il a donné ».
Les fruits concernés sont ceux par lesquels la Torah a fait la louange de la Terre d’Israël.
La Paracha se poursuit avec les "dîmes", qui doivent être données aux Lévites et aux pauvres.
Elle décrit aussi les bénédictions et les malédictions qui devront être proclamées, lors de l’entrée en Israël,
face aux monts "Guérizim" et "Eval" comme mentionné dans la Paracha de "Rééh".
Moché rappelle le lien qui unit D.ieu au peuple juif : D.ieu a élu le peuple juif, et le peuple juif a choisi D.ieu...
Read more: ISRAËL - A la découverte des secrets du désert du Néguev
L'inexorable déclin : Les juifs de Turquie
CONFÉRENCIERS - Nora Seni : historienne
PLAN DE LA CONFÉRENCE :
- Les juifs de Turquie Une partie infime de la population (7 min)
- Un gouvernement islamo-conservateur La politique d'Erdogan (11 min)
- Turquie et Israël: des relations tendues La question du vote juif (12 min)
Read more: Histoire du peuple juif - L'inexorable déclin : Les juifs de Turquie
Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,
Doutez-vous du pouvoir de la prière ? ...Suivez moi et partagez ,cela peut servir ...
Ma mère est une femme exceptionnelle car je ne l’ai jamais entendu prononcer une mauvaise parole ni à propos des siens, ni à propos des autres. Mes parents ont marié leurs enfants et sont entourés de l’affection de leurs petits-enfants.
Il y a de cela 15 ans, ma mère prend connaissance d’une annonce dans un hebdomadaire religieux qui demande à ce que l’on prie pour une malade. C’est à cette occasion qu’elle inaugure un vieux carnet de notes, elle consigne le nom de la malade pour l’intégrer à ses prières.
A partir de là, semaine après semaine elle remplit son carnet et démultiplie ses prières. Mon père en rit souvent avec nous : « Je ne peux plus parler avec votre mère tant elle est occupée avec son carnet d’hôpital ».
Malgré cela, bien souvent mon père lui communiqua des noms de malades,en signe de solidarité implicite …
Des années plus tard, lors d’un repas chabbatique, mon père dit qu’il est probable qu’une partie des gens figurant sur la liste de maman, ne serait plus en vie. Ma mère pleura sincèrement.
Puis répliqua :
-« Même s’ils sont en haut, je ne pense pas que mes prières puissent leur nuire. Je veux poursuivre mes prières pour leur santé là-haut »
Nous avons bien ri de cette remarque naïve mais ô combien sincère.
Quelques semaines plus tard ma mère fut victime d’un AVC et la nouvelle se répandit très vite. Mon père en était fort affecté, et nous avons prié très fort comme notre mère nous l’a appris.
Ma sœur a récupéré le carnet de ma mère, il fallait qu’on perpétue ses prières quotidiennes.
Nous avons vite réalisé que cette tâche consistant à lire les noms des malades et de prier pour eux était lourde.
Nous nous sommes partagés sa liste, chacun ajoutant le nom de ma mère. Je ne pouvais m’empêcher de me poser une question lancinante : devais-je l’inclure dans la liste des vivants ou celle de ceux ayant rejoint le monde de vérité ?
Mon frère ainé nous informa que dans une heure, un rassemblement se tiendrait dans notre synagogue pour prier collectivement pour notre maman.
J’observai ma mère connectée à un tas d’appareils, puis une sonnerie retentit, les infirmiers accoururent.
Nous comprîmes que notre maman n’était plus… Nous pleurâmes.
Ma sœur dit alors qu’il faut appeler la synagogue pour arrêter les prières. J’eus une réaction pour le moins bizarre :
-« Pourquoi ? Après tout, elle priait pour les vivants… et pour les morts !? »
C’est à ce moment que mon frère nous appela, pour nous encourager, il voulut nousfaire entendre les prières de l’assemblée spécialement réunie pour ma maman. Et l’on entendit très distinctement les prières : « D.ieu guérit la, D.ieu guérit la… »
Mes sœurs et moi pleurâmes… Puis nous vîmes arriver deux infirmières, le médecin. Une agitation que nous ne comprîmes pas immédiatement.
Quelques instants interminables pour apprendre que le cœur de ma mère s’était réactivé.
Quelques semaines plus tard ma mère sortira de l’hôpital, certes avec quelques séquelles, mais rétablie au point de rester autonome jusqu’à ce jour…
Hasard ou Providence ?
Je vous le demande…
Courage,Chabbat Chalom et de bonnes nouvelles bh
GZ
La Paracha de la semaine Parachat Ki Tétsé, va nous donner un enseignement de qualité qui va nous permettre de nous préparer à la Téchouva et qui va nous permettre de mieux vivre notre judaïsme. Bonne écoute à tous.
Source: TORAH ACADEMY
Israël est un pays du Moyen-Orient qui borde la mer Méditerranée...
« Shanghai a sauvé nos vies », lance Judy Kolb en se remémorant son enfance de jeune réfugiée juive européenne dans la métropole chinoise, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Comme elle, près de 20 000 Juifs ont débarqué dans les années 1930-1940 dans le port de la cosmopolite cité de l’Est de la Chine. Leur ultime refuge face aux persécutions grandissantes dans une Europe gagnée par l’antisémitisme.
Read more: Shanghaï, ville refuge des Juifs pendant la guerre

Aujourd’hui, Albert nous a quitté à l’âge de 94 ans. Sur Les réseaux sociaux, dans la Presse,la nouvelle est tombée : Albert s’en est allé.
Ce petit homme, jovial, drôle, aux yeux malicieux de jeune enfant taquin ; ce talentueux musicien, ce gentilhomme, ce « mentsch », les enfants du Gan Ami avaient eu l’occasion de le rencontrer, de dialoguer et d’entendre sa terrible histoire. Albert qui fréquentait la communauté d’Allauch avait été invité par M. Franck Djian professeur d’Histoire et de Sciences économiques et sociales, son ami, à venir témoigner plusieurs années de suite auprès de lycéens et de collégiens du Gan Ami. Albert avait cette gentillesse de ne jamais refuser notre invitation et pourtant, il nous l’avait avoué « Quand je témoigne, je revis tellement les évènements, qu’il me faut des semaines pour m’en remettre et retrouver un sommeil apaisé ! ». Pourtant, quand les élèves le rencontraient ils étaient épatés par la vitalité de ce nonagénaire qui marchait sans cane, lisait sans lunettes, qui, clamait son amour pour la clarinette, la guitare, le peuple juif ou Israël. Bref, Albert aimait la musique, adorait rire et sourire et malgré la dureté et l’âpreté de son existence, Albert adorait la vie. Les enfants l’avaient bien compris !
Les élèves lui posaient toujours cette question naïve mais à-propos : -« Comment avez-vous fait pour tenir le coup ? ». « Je ne sais pas, j’ai eu de la chance mais avais-je seulement le choix ? ». Albert adorait plus que tout parler aux enfants, plus encore qu’aux adultes, aux journalistes et aux historiens de passage. « J’ai l’impression, disait-il , qu’ils me comprennent ces minots, qu’ils ne me jugent pas, qu’ils ont la plus haute forme d’empathie à mon égard. Et puis, quand j’étais là-bas, j’avais un peu plus que leur âge mais à peine plus. Du coup, quand je leur parle, c’est un peu comme si je parlais à un miroir ». Il leur disait de ne jamais oublier la souffrance que des millions de juifs avaient endurée durant la Shoah. »Comme on se rappelle de l’esclavage en Egypte au moment de Pessah, on devrait se rappeler de la souffrance de la Shoah »
Aujourd’hui, M.Djian et moi, sommes passés dans les couloirs pour informer les élèves de terminale de cette tragique nouvelle. Ils avaient entendu le sage homme lorsqu’ils étaient plus jeunes, en classe de 3ème ou de Seconde et tous se rappelaient de son intervention dans l’école ; Certains gardent encore le précieux enregistrement sonore de son intervention au Gan Ami. D’autres se souvenaient de son sourire, sa bonhomie. D’autres encore, l’avaient aperçu encore lors de la cérémonie de Yom-hashoah à la synagogue de la rue Breteuil en Avril dernier. Albert était un grand, ne laissait personne indifférent et son souvenir restera gravé dans nos mémoires.
Pour ceux qui ne le connaissaient pas, voici un bref rappel de sa vie :
Albert Veissid a été père deux fois et grand-père trois fois, né en 1924 à Constantinople (Istanbul), est arrivé a Lyon a l'âge de 8 mois. Il habitait « a la Guillotiere, 11 rue Turenne, un immeuble aujourd'hui classé monument historique. « Après, j'ai travaillé dans un magasin de confection rue Moncey. J'ai quitté le Rhône trois ans après mon retour des camps. »
Arrêté a Lyon en juillet 1943 « avec 60 autres juifs », Albert Veissid est interné à la prison Saint-Jean, puis au Fort de Chapoly, et transféré en septembre au Camp Malaval à Marseille puis dans une carrière de Miramas où il reste pendant 5 mois comme « travailleur étranger ».
Finalement en février 1944 il est envoyé à Drancy avant de rejoindre l’enfer d’Auschwitz-Birkenau le 30 mai 44. « J'ai travaillé à la consolidation d'un bunker, puis j'ai été clarinettiste dans l'orchestre du camp. J'avais appris la clarinette avec le 1er clarinettiste de l'Opéra de Lyon. ».
Albert, qui s’est fait passé pour maçon, est affecté à des travaux avec des prisonniers polonais.
« C'est vrai que je leur ai rendu des services à ces ouvriers: en haut, c'était le ravitaillement et souvent ils volaient des seaux de marmelade que je cachais en bas.. J'ai sympathisé avec eux, mais très peu. Par contre, grâce à eux, j'avais beaucoup de soupe pour moi et mon camarade, parce qu'ils avaient beaucoup à manger. C'était une soupe bien épaisse, j'en mangeais le maximum et le restant je le donnais aux déportés qui passaient », poursuit-il.
« Là-bas, je mangeais à ma faim mais ce n'était plus le cas quand on a été évacué le 18 janvier 45. On est allé à Buchenwald puis à Berga. C'est la que j'ai connu la souffrance de la déportation».
Il entame une longue marche à travers l'Allemagne « J'ai failli mourir a Buchenwald, je n'avais plus que la peau sur les os. J'ai finalement été libéré en Tchécoslovaquie, par les Américains».
Il rejoint enfin la France par train, où sa famille peine à le reconnaître. « J'étais un squelette. Une semaine de plus, je ne revenais pas », confie-t-il. Après trois années de sanatorium, Albert travaille comme musicien puis se marie et devient marchand dans les années 1950. Il gardera toute sa vie cette passion pour la musique et a vécu à Marseille puis à Allauch.
En 2009, une étonnante surprise s’est présentée à Albert : Des journalistes du monde entier, caméra au poing l’attendent près de chez lui : on vient de retrouver dans un mur d’Auschwitz, une bouteille dans laquelle figure un papier avec 7 noms : le nom de 6 ouvriers polonais et d’un prisonnier français : Albert Veissid de Lyon, n°A12063. C’est bien lui ! Mais il ne se souvient plus avoir écrit un tel papier. « Peut-être que par remerciement, ils ont mis mon nom dans la bouteille » disait-il modestement.
Des ouvriers travaillant dans un bâtiment qui avait appartenu à l'ex-camp nazi Auschwitz-Birkenau ont effectivement découvert une bouteille, renfermant un message, écrit il y a 75 ans par sept prisonniers de ce camp de la mort. Les ouvriers l'ont retrouvé au moment ou ils abattaient une cloison a l'École supérieure d'Auschwitz qui, pendant la guerre, avait servi d'entrepôt aux gardes allemands du camp. Écrit à la main, le message est daté du 20 septembre 1944. Il explique que ses signataires, un Français et sept Polonais, tous âgés de 18 a 20 ans, étaient employés a la construction d'un abri anti-aérien.
Voilà Albert ! Après la disparition d’Ida Grinspan, de Noah Klieger, de Maxi Librati et d’Henriette Cohen, elle aussi marseillaise, et après tant d’autres, c’est encore un témoin de marque qui nous quitte, un homme simple, modeste et digne, un tsaddik. Que dans la tombe où tu reposes, descende avec nos larmes la bénédiction du Dieu d’Israël.
Enfin, Je me permettrais ce soir, alors que la communauté de La Rose se réunit ce soir pour lui rendre hommage, de rappeler un petit souvenir personnel : Lors d’un chabbat de Bar mitsva à Allauch, ma fille de 5 ans lui avait chanté cette jolie chanson du répertoire séfardi « A la una , yo naci ». « C’est la chanson que me chantait ma maman lorsque j’étais petit ». Son visage s’était alors éclairé d’un sourire radieux d’enfant. On aurait dit un ange. Je garderai le souvenir de ce visage, de ton sourire.
Olivier CINGOLANI
Enseignant Histoire-Géographie, Histoire Juive et Philosophie

